Inondation, accident industriel, tempête, intrusion : face à un événement grave, chaque école, collège et lycée doit savoir mettre élèves et personnels en sécurité en attendant les secours. C'est le rôle du plan particulier de mise en sûreté, le PPMS. Depuis 2023, il prend la forme d'un plan unique, et il doit être testé deux fois par an. Encore faut-il que tout le monde entende l'alerte et sache la reconnaître. Voici l'essentiel à connaître, et ce que doit permettre votre système d'alerte.
À retenir
- Le PPMS unifié regroupe risques majeurs et attentat-intrusion dans un seul plan.
- Deux exercices sont obligatoires chaque année : en septembre-octobre, puis avant les vacances d'hiver.
- L'établissement doit disposer d'au moins deux moyens d'alerte, audibles partout et distincts de l'alarme incendie.
Qu'est-ce que le PPMS ?
Le plan particulier de mise en sûreté est un dispositif obligatoire qui organise la réaction de l'établissement face à un risque majeur ou à une menace, en attendant l'arrivée des secours. Depuis la circulaire du 8 juin 2023, l'ancien PPMS risques majeurs et le PPMS attentat-intrusion sont fusionnés en un seul plan, organisé en trois parties : la description de l'établissement, son organisation interne et les conduites à tenir.
Dans le second degré, le chef d'établissement élabore le PPMS et le transmet aux services académiques, à la collectivité propriétaire des bâtiments et au maire. Dans les écoles, il est élaboré par les services académiques en lien avec le directeur d'école et la commune. Le plan est actualisé chaque année.
Les quatre postures de mise en sûreté
Selon la situation, l'alerte doit déclencher l'une des postures prévues par le PPMS :
- L'évacuation : une sortie organisée et encadrée vers un lieu de regroupement.
- La mise à l'abri simple : le regroupement dans des zones prédéterminées.
- La mise à l'abri améliorée : la même chose, en calfeutrant les ouvertures, par exemple en cas d'accident chimique.
- S'échapper, se cacher ou se barricader : en cas d'intrusion, avec l'alerte des forces de l'ordre.
Chaque posture doit pouvoir être identifiée immédiatement au signal d'alerte. C'est là que l'équipement fait la différence.
Deux exercices obligatoires chaque année
Le PPMS doit être testé par deux exercices par an, distincts des exercices incendie : le premier en septembre ou en octobre, le second avant les vacances d'hiver. Les scénarios alternent entre risques naturels ou technologiques et menaces, et doivent permettre de tester l'ensemble des postures, en tenant compte de l'âge des élèves.
Ces exercices révèlent souvent les mêmes difficultés : une alerte inaudible dans un bâtiment annexe, dans la cour ou au gymnase, un signal que personne ne distingue de la sonnerie de fin de cours, ou une alerte impossible à déclencher ailleurs qu'au secrétariat.
Ce que doit permettre votre système d'alerte
Les textes demandent au moins deux moyens d'alerte, connus de tous, audibles partout et distincts de l'alarme incendie. Concrètement, un système adapté doit :
- Diffuser des alertes distinctes pour chaque situation, par exemple avec des messages vocaux associés à un signal sonore, pour que chacun sache quelle posture adopter.
- Couvrir tous les espaces : salles, couloirs, cour, gymnase, cantine et bâtiments annexes, avec des zones et des intensités adaptées.
- Se déclencher depuis plusieurs endroits, y compris à distance, pour ne pas dépendre d'un seul poste.
- Évoluer avec l'établissement : l'ajout de haut-parleurs pour un nouveau bâtiment doit rester simple.
- Servir aussi au quotidien pour les sonneries intercours, ce qui garantit que le matériel est utilisé et vérifié régulièrement.
L'installation s'appuie souvent sur le réseau informatique de l'établissement : il doit être vérifié pour que les alertes arrivent partout, sans délai.
Comment nous équipons votre établissement
- Pré-visite gratuite : nous étudions vos bâtiments, vos zones et votre réseau, et nous vérifions que l'existant permet un usage optimal des sonneries.
- Proposition : zones, types d'alerte, sonneries et moyens de déclenchement, y compris à distance.
- Installation : mise en place complète du système BODET, qui gère la sonnerie intercours, l'alerte attentat et l'alerte intrusion.
- Transmission de compétences : vos équipes apprennent à utiliser le système, avec un interlocuteur dédié à votre établissement.
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Questions fréquentes
Le PPMS est-il obligatoire dans une école maternelle ou élémentaire ?
Oui. Toutes les écoles et tous les établissements du second degré doivent disposer d'un PPMS et réaliser les exercices annuels.
Peut-on utiliser l'alarme incendie pour le PPMS ?
Non. Les moyens d'alerte du PPMS doivent être distincts de l'alarme incendie, pour éviter toute confusion : une alerte intrusion ne doit surtout pas provoquer une évacuation.
Quand faire les exercices ?
Le premier en septembre ou en octobre, le second avant les vacances d'hiver, avec des scénarios différents.
Notre système actuel est-il suffisant ?
Le plus simple est de le vérifier lors d'une pré-visite : couverture de tous les espaces, alertes distinctes, déclenchement depuis plusieurs endroits. Elle est gratuite.
Votre système d'alerte est-il prêt pour les exercices PPMS ?
Nous équipons les écoles, collèges et lycées du Centre-Val de Loire. La pré-visite est gratuite.
Sources : circulaire du 8 juin 2023 relative au PPMS (Bulletin officiel) ; Éduscol, modèle de PPMS unifié, notice explicative. Informations à jour au 30 septembre 2026. Découvrez notre solution sonnerie et PPMS.